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Et si une technologie née pour la guerre devenait l’un des plus grands alliés de la nature? Plongez avec nous dans les profondeurs insondables des océans, là où les sonars transforment chaque écho en une opportunité de préserver la biodiversité marine.

Article 1

Histoire et Évolution du Sonar : De la Guerre aux Océans Profonds Qu’est-ce qu’un sonar ? Le sonar (acronyme de Sound Navigation and Ranging) est un outil de localisation des objets par réflexion des ondes sonores. Le sonar a été mis au point en France, pendant la Première Guerre mondiale, par Constantin Chilowski et Paul Langevin, avec la collaboration du Canadien R.W. BOYLE. Il devait alors servir à détecter des obstacles immergés (icebergs, sous-marins) et à mesurer la profondeur des eaux. Système Sonar Aéroporté Photoacoustique Système sonar aéroporté utilisant la technologie photo-acoustique. Source : inceptivemind.com/photoacoustic-airborne-sonar-system-aerial-underwater-surveys/16484/ Référence :Inceptive Mind. (2020). Photoacoustic Airborne Sonar System for Aerial Underwater Surveys. Les débuts du sonar : la naissance d’une technologie Les premières recherches sur les technologies sonar remontent à la fin du XIXe siècle, bien que l’invention proprement dite se soit concrétisée au début du XXe siècle. L’un des premiers moteurs du développement du sonar a été le naufrage du Titanic en 1912, un événement tragique qui a souligné la nécessité d’une meilleure détection des obstacles sous-marins. Cependant, c’est durant la Première Guerre mondiale que le sonar a été véritablement mis en œuvre à grande échelle. Au cours de la Deuxième Guerre mondiale, la Marine royale canadienne, chargée d’escorter des convois et de lutter contre les sous-marins, fait appel aux océanographes canadiens pour évaluer la stratification des eaux et étudier la propagation des sons en milieu marin. Par la suite, le sonar est amélioré et trouve des applications dans les domaines scientifique, militaire et civil. Comme les techniques de sonar peuvent aider à localiser et à tracer le schéma des transformations survenues dans le milieu où voyagent les ondes sonores, elles permettent de déterminer les variations dans la structure sédimentaire des sols immergés, grâce à une méthode appelée réflexion sismique, et de dresser ainsi la carte des fonds marins. Les sédiments du fond de la mer absorbent très rapidement les hautes fréquences normalement émises par sonar, de sorte que les premières expériences de réflexion sismique consistent à provoquer des explosions répétées afin d’obtenir des sons de basse fréquence. David I.Ross ,( 7 février 2006). .https://www.thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/sonar#:~:text=Le%20sonar%20est%20mis%20au,de%20la%20profondeur%20des%20eaux. Les débuts de la cartographie sous-marine Initialement, les marins utilisaient des cordes lestées pour mesurer la profondeur des eaux côtières, une méthode simple mais limitée aux faibles profondeurs. Cette technique a permis la création des premières cartes bathymétriques, comme celle de la Manche par Philippe Buache en 1752, utilisant des isobathes pour représenter le relief sous-marin. L’avènement du sonar et l’acoustique sous-marine Le développement du sonar (Sound Navigation and Ranging) au début du XXᵉ siècle a révolutionné la cartographie des fonds marins. Les sondeurs monofaisceaux, émettant un faisceau acoustique unique, ont permis des mesures de profondeur plus précises. Cependant, leur couverture limitée a conduit à l’adoption de sonars multifaisceaux, capables de balayer de larges zones et de fournir des images détaillées du relief sous-marin. Écran de Sonar Illustrant la Détection Sous-Marine Utilisation du sonar multifaisceaux pour explorer le fond marin. Source :futura-sciences.com/sciences/definitions/physique-sonar-17449/Référence :Futura Sciences. (2021). Définition du Sonar – Sciences et Technologie. Techniques modernes de cartographie Aujourd’hui, des technologies telles que le sonar à balayage latéral offrent des images en nuances de gris du fond marin, facilitant l’identification de structures et d’objets. De plus, la photogrammétrie sous-marine permet de créer des modèles 3D détaillés des habitats marins, offrant une résolution centimétrique, voire millimétrique . Abadie Arnaud,(2021, 27 février). La cartographie sous-marine: connaître le fond à fond.https://seaescape.fr/blog/2021/02/27/cartographie-sous-marine/?

Article 2

voila woahhh

Article 3

L’Utilisation des Sonars et des Technologies Avancées pour la Préservation des Écosystèmes Marins Les récifs coralliens, essentiels à la biodiversité marine, sont menacés par des facteurs multiples tels que le réchauffement climatique, la pollution et les pressions humaines. Face à ces menaces croissantes, des technologies de pointe, comme les sonars à balayage latéral, offrent de nouvelles solutions pour la cartographie et la gestion de ces écosystèmes fragiles. Les sonars à balayage latéral sont des outils qui utilisent des ondes acoustiques pour capturer des sonogrammes, des images en noir et blanc représentant les fonds marins. Ces sonogrammes bruts doivent ensuite être traités et croisés avec d’autres paramètres, notamment le parcours du bateau, afin de créer des cartes précises de la topographie des fonds marins. Ils permettent de cartographier les récifs coralliens et leurs habitats sous-marins avec une grande précision. Grâce à ces technologies, il est possible de détecter les variations de la topographie sous-marine et la répartition des espèces marines, ce qui aide à surveiller l’état des récifs et à identifier les zones sensibles (Sonar À Balayage Latéral – Géophysique Marine, 2021). Ces données sont essentielles pour mettre en œuvre des actions de conservation ciblées, en particulier pour protéger les récifs des menaces telles que la pêche illégale et le tourisme de masse (Télédétection et Cartographie Pour la Conservation des Récifs Coralliens | Résilience des Récifs, s. d.). Les sonars à balayage latéral permettent ainsi de collecter des données en temps réel sur la faune marine, ce qui est particulièrement important pour les programmes de restauration des récifs coralliens. (Sonar À Balayage Latéral – Géophysique Marine, 2021) Comme le souligne l’étude de Reef Resilience, ces technologies facilitent « une surveillance efficace et continue des récifs, essentielle pour une gestion adaptative face aux pressions environnementales croissantes »​. L’importance de ces technologies dans la conservation des récifs coralliens est également soulignée par des initiatives locales. Des actions de restauration, guidées par des données en temps réel collectées par ces dispositifs, permettent de répondre rapidement aux pressions environnementales, telles que les épisodes de blanchissement des coraux ou les activités humaines (Favoriser la Conservation des Récifs Coralliens et des Espèces Associées, s. d.). Les sonars à balayage latéral offrent ainsi une surveillance continue et efficace des récifs, facilitant une gestion adaptative face aux défis croissants. Les avancées technologiques permettent non seulement une meilleure compréhension des récifs coralliens, mais elles contribuent aussi à leur protection durable (Rebent – IFREMER, 2003). De plus, elles ouvrent la voie à de nouvelles méthodes d’exploration des ressources sous-marines, essentielles pour un tourisme durable et une gestion responsable des écosystèmes marins (Exploration des Ressources Sous-Marines, Opportunités et Défis, s. d.). Ainsi, l’intégration des sonars à balayage latéral dans les programmes de conservation des récifs coralliens constitue un atout majeur pour la gestion durable des océans, garantissant la préservation des écosystèmes marins pour les générations futures.

Article 4

Sonars : une technologie puissante, essentielle, mais à quel prix pour la vie marine ? Les sonars, utilisés dans des domaines tels que la navigation, la recherche scientifique et la défense, posent d’importants défis environnementaux. Bien qu’ils soient essentiels,ces dispositifs acoustiques peuvent avoir des effets dévastateurs sur les écosystèmes marins. L’un des problèmes majeurs des sonars actifs réside dans le bruit qu’ils génèrent, les sonars actifs, en émettant des ondes sonores puissantes, peuvent atteindre des niveaux extrêmes (jusqu’à 230 dB), largement supérieurs aux sons naturels sous-marins. Ces bruits perturbent gravement la faune marine, notamment les baleines et dauphins, qui dépendent de l’écholocation pour naviguer et communiquer. (Parsons, E. C. M. (2017). Impacts of Navy Sonar on Whales and Dolphins : Now beyond a Smoking Gun ? Frontiers In Marine Science, 4.) Des impacts néfastes sur la faune marine En effet, les baleines, dauphins et autres cétacés s’appuient sur des systèmes d’écholocation sophistiqués pour survivre dans leur environnement. Or, les ondes acoustiques puissantes émises par les sonars, notamment militaires, viennent brouiller ses repères naturels.  Un rapport, publié lundi 21 novembre 2005 par le Conseil de défense des ressources naturelles ((NRDC. (s. d.). NRDC.)), organisation écologiste basée à New York, estime que ces perturbations peuvent également causer des blessures internes graves, comme des hémorragies, dues à la rapidité de la décompression, ou même entraîner des pertes d’audition irréversibles. Le bruit sous-marin est ainsi devenu une forme de pollution, menaçant la survie des espèces marines. Par exemple, aux Bahamas en 2000, une expérience de l’US Navy utilisant des sonars à moyenne fréquence – 230 dB dans la gamme de fréquences 3 000-7 000 Hz – provoqua l’échouage de dix-sept baleines, dont sept furent trouvées mortes. L’US Navy reconnut sa responsabilité dans cet échouage dans un rapport publié dans le Boston Globe, le 1er janvier 2002.  © Crédit photo : afp. Peter. (2017, 27 mars). Comment expliquer les échouages massifs de cétacés ? SudOuest.fr.  Un défi éthique et environnemental Les conséquences environnementales des sonars posent la question de l’équilibre entre sécurité humaine et préservation des écosystèmes. Si la protection des infrastructures maritimes et la défense nationale sont des enjeux cruciaux, les sonars ne doivent pas être employés au détriment de la biodiversité marine. Pour répondre à cette problématique, il devient impératif de développer des technologies alternatives moins intrusives et de renforcer la régulation de l’utilisation des sonars. Par exemple, les experts appellent à des restrictions plus strictes dans les zones de migration ou de reproduction des espèces sensibles.( cms.int ) Vers un usage responsable des sonars Les efforts de certains organismes, comme les marines nationales et certaines entreprises, pour réduire l’impact acoustique des sonars sont encourageants. Les militaires, principaux utilisateurs des sonars actifs à haute intensité, sont particulièrement pointés du doigt pour leurs impacts environnementaux, bien que certaines initiatives visent à limiter les dégâts, comme des protocoles d’évitement des zones sensibles. (Comment la Marine nationale appréhende le danger des sonars actifs pour les mammifères marins ? (2024, 23 février). Mer et Marine). Parmi les mesures prises figurent :  Enfin, les sonars, bien qu’indispensables, doivent être utilisés avec parcimonie et dans un cadre éthique et scientifique rigoureux. La préservation des écosystèmes marins ne doit pas être sacrifiée au profit de la technologie ou des intérêts stratégiques.